Devis par téléphone07 46 73 45 19Devis gratuit

Guide — filières et valorisation

Tri et valorisation des déchets de chantier

Où partent réellement les déchets d’une benne, pourquoi chaque filière a son coût, et à partir de quel seuil trier devient rentable sur votre chantier.

  • Le parcours réel d’un chargement après l’enlèvement
  • Pourquoi un flux pur coûte moins cher à traiter
  • Les seuils à partir desquels trier devient rentable
  • La responsabilité du producteur de déchets
1 tonne
1 tonneLe seuil à partir duquel trier les inertes paie

Filières

Ce qui se passe après le départ du camion

Une benne ne va pas « à la décharge ». Chaque flux suit une filière industrielle précise, et c’est la longueur de cette chaîne qui détermine ce que vous payez à la tonne.

Le chargement que nous emportons est pesé à l’entrée d’un exutoire partenaire, puis orienté selon sa nature. Des inertes purs partent en plateforme de concassage, où ils sont déferraillés puis broyés en granulats calibrés qui servent ensuite de remblai ou de sous-couche routière. Du bois est broyé en plaquettes, déferraillé par overband magnétique et criblé, avant de partir en panneau de particules ou en combustible. Du métal repart en fonderie, où il se recycle sans perte de qualité. Du végétal est broyé puis composté.

Un chargement mélangé suit un tout autre parcours. Il est étalé sur une aire de tri, séparé mécaniquement par cribles, overbands et séparateurs, puis affiné manuellement sur une chaîne. Les fractions valorisables rejoignent alors les filières précédentes, tandis que le refus de tri, ce qui n’a pu être séparé, part en valorisation énergétique ou en installation de stockage. Chaque étape de cette chaîne a un coût d’exploitation.

C’est toute l’explication de l’écart de prix entre flux. Il ne s’agit pas d’une grille commerciale arbitraire mais du reflet direct du travail industriel nécessaire en aval. Un matériau qui arrive propre et exploitable coûte peu à traiter, parfois même il rapporte, comme le métal. Un mélange hétéroclite mobilise des machines et des opérateurs avant de produire quoi que ce soit d’utilisable.

ConcassageFilière des inertes
BroyageFilière bois et végétal
FonderieFilière métaux
Centre de triFilière des mélanges

Décider

Quand trier devient rentable

Gravats de béton destinés au concassage

Les inertes : rentables dès une tonne

C’est le tri le plus rentable de tous, parce que l’écart de tarif à la tonne entre inerte et tout-venant est le plus important. Dès qu’un chantier produit environ une tonne de gravats, soit un peu plus d’un demi-mètre cube, la benne inerte séparée fait baisser le total, même en payant un second transport.

Au-delà, l’écart se creuse très vite. Sur une rénovation qui dépose plusieurs tonnes de chape et de carrelage, l’économie devient substantielle. C’est la raison pour laquelle nous posons systématiquement la question du tonnage de gravats avant d’établir un devis.

  • Seuil de rentabilité : environ 1 tonne de gravats
  • Écart de tarif le plus important de tous les flux
  • Double pose possible si la place le permet
  • Chiffrage comparé fourni au devis
Bois et palettes destinés au broyage

Le bois : rentable au-delà de quelques m³

Le bois se situe à un niveau intermédiaire. Sa filière est bien organisée et son traitement coûte sensiblement moins cher que celui d’un mélange, mais l’écart est moins spectaculaire que sur les inertes. Le seuil se situe autour de quelques mètres cubes de chutes.

En pratique, la règle utile est celle des deux tiers : si le bois représente plus des deux tiers du volume à évacuer, la benne dédiée est gagnante. En dessous, le temps passé à séparer sur le chantier coûte plus que le gain, et le tout-venant redevient rationnel.

  • Règle des deux tiers du volume
  • Filière bien organisée et tarif intermédiaire
  • Quincaillerie tolérée, retirée par déferraillage
  • Bois traité classe 4 et créosoté exclus
Métaux en vrac destinés à la fonderie

Le métal : toujours à séparer

Le métal est le seul flux qui possède une valeur de reprise. Même en petite quantité, il mérite d’être mis de côté plutôt que noyé dans un chargement mélangé où il sera certes récupéré par overband, mais sans bénéfice pour vous.

La distinction entre ferreux et non ferreux compte beaucoup. Le cuivre, le laiton et l’aluminium se valorisent très au-dessus de la ferraille ordinaire. Sur un chantier de plomberie ou de dépose d’installations techniques, quelques minutes de séparation peuvent représenter une somme significative.

  • Valeur de reprise déduite du coût de la prestation
  • Cuivre, laiton et aluminium à isoler
  • Recyclage sans perte de qualité
  • Cuves et équipements sous conditions de dégazage

Les filières

Où part chaque flux

Le parcours industriel réel, et le débouché final de la matière.

FluxTraitementDébouché final
InertesDéferraillage puis concassage et calibrageGranulat recyclé pour remblai et sous-couche de voirie
BoisBroyage, déferraillage magnétique, criblagePanneau de particules ou combustible industriel
Déchets vertsBroyage puis fermentation contrôléeCompost pour l’agriculture et le paysagisme
MétauxCisaillage, tri ferreux et non ferreuxRefonte en acier ou aluminium, sans perte de qualité
CartonsMise en balles et transport en papeterieNouveau papier et nouveau carton d’emballage
Tout-venantTri mécanique puis manuel sur chaîneFractions valorisées, refus en valorisation énergétique

Sur demande, nous vous transmettons les éléments relatifs à vos chargements et aux tonnages acheminés. Ces informations sont utiles pour vos obligations de traçabilité ou pour un bilan de fin d’opération.

Déroulé

De l’appel à la valorisation

Un seul interlocuteur du devis à la facture.

1

Vous choisissez votre volume

Un doute entre 8 et 20 m³ ? Décrivez votre chantier au téléphone, nous calculons le volume avec vous et nous vous orientons vers la benne la plus économique.

2

Nous confirmons le devis

Prix ferme annoncé avant la livraison : location, transport, traitement des déchets et durée incluse. Pas de ligne découverte à la facture.

3

Livraison au camion ampliroll

Nous déposons la benne à l’emplacement convenu, sur terrain privé ou sur voirie après autorisation, avec calage et protection du sol si nécessaire.

4

Enlèvement et valorisation

Un appel suffit pour déclencher la reprise. Les déchets partent vers nos exutoires partenaires pour être triés puis valorisés.

Obligations

Ce que la règle demande réellement

La responsabilité du producteur

Le producteur d’un déchet en demeure responsable jusqu’à son élimination ou sa valorisation finale. Confier ses déchets à un prestataire ne transfère pas cette responsabilité : elle suppose de s’assurer que la destination est régulière. C’est vrai pour une entreprise comme, dans une moindre mesure, pour un particulier.

Le tri à la source des professionnels

La réglementation impose aux producteurs de déchets professionnels de trier plusieurs flux à la source, notamment papier et carton, métal, plastique, verre, bois et fractions minérales. Au-delà de l’obligation, ce tri allège la facture. Encore faut-il que le dispositif soit tenable au quotidien : deux caissons bien placés valent mieux que cinq bacs que personne ne respecte.

La traçabilité des chargements

Chaque chargement est pesé à l’entrée de l’exutoire, ce qui permet de restituer les tonnages par flux. Nous transmettons ces éléments sur demande. Ils servent à justifier la gestion des déchets d’un chantier auprès d’un maître d’ouvrage, à alimenter un reporting environnemental ou à préparer un audit.

Les filières spécifiques

Certains déchets ne relèvent jamais d’une benne, quelle qu’elle soit : amiante, déchets dangereux, déchets d’activités de soins, équipements électriques et électroniques. Ils disposent de filières propres, avec des bordereaux de suivi et des opérateurs habilités. Nous vous orientons vers la bonne solution lorsque le sujet se présente sur votre chantier.

Le tri qui tient dans le temps

Un dispositif de tri n’a de valeur que s’il est respecté tous les jours. Mieux vaut deux flux bien séparés qu’un schéma théorique à cinq contenants que personne ne suit après la première semaine.

Aller plus loin

Les guides liés

Gravats

Déchets acceptés et interdits

La liste flux par flux, et ce qui provoque un déclassement ou un refus.

Voir la liste
Benne de gravats

Prix d’une location

Comment le tri se traduit concrètement sur la facture finale.

Lire le guide prix
Benne de chantier

Benne de chantier BTP

Organiser les flux d’un chantier par phases, sans complexifier le terrain.

Voir l’offre chantier

Zone d’intervention

Nous livrons dans toute la métropole

Tours et 13 communes autour, sans frais de déplacement supplémentaires.

Questions fréquentes

Ce que l’on nous demande le plus souvent

Pas dans leur grande majorité. Les inertes partent en concassage, le bois en broyage, le végétal en compostage, le métal en fonderie, le carton en papeterie. Seul le refus de tri d’un chargement mélangé, c’est-à-dire ce qui n’a pas pu être séparé, part en valorisation énergétique ou en installation de stockage.

Nous ne communiquons pas de pourcentage que nous ne pourrions pas prouver. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c’est vous indiquer la filière de destination par flux et vous transmettre les tonnages acheminés. Un chiffre vérifiable vaut mieux qu’un argument marketing.

Pour les inertes, dès environ une tonne de gravats. Pour le bois, dès qu’il représente plus des deux tiers du volume. Pour le métal, toujours, puisqu’il a une valeur de reprise. En dessous de ces seuils, le temps de tri coûte plus que le gain et le tout-venant reste plus rationnel.

Sur demande, oui. Nous transmettons les éléments relatifs à vos chargements et aux tonnages, utiles pour vos obligations de traçabilité, un audit ou un bilan de fin de chantier. Précisez-le au moment du devis afin que nous préparions les documents.

Les obligations de tri à la source visent principalement les producteurs professionnels. Un particulier n’y est pas soumis de la même manière, mais il reste tenu de ne pas mettre de déchets dangereux en benne. Et économiquement, trier ses gravats reste intéressant dès que le tonnage dépasse une tonne.

Optimiser le tri de votre chantier

Décrivez-nous les matières que vous allez produire : nous vous dirons ce qu’il vaut la peine de séparer, et ce qui ne le vaut pas.