
Déchets acceptés et interdits
La liste flux par flux, et ce qui provoque un déclassement ou un refus.
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Guide — filières et valorisation
Où partent réellement les déchets d’une benne, pourquoi chaque filière a son coût, et à partir de quel seuil trier devient rentable sur votre chantier.

Filières
Une benne ne va pas « à la décharge ». Chaque flux suit une filière industrielle précise, et c’est la longueur de cette chaîne qui détermine ce que vous payez à la tonne.
Le chargement que nous emportons est pesé à l’entrée d’un exutoire partenaire, puis orienté selon sa nature. Des inertes purs partent en plateforme de concassage, où ils sont déferraillés puis broyés en granulats calibrés qui servent ensuite de remblai ou de sous-couche routière. Du bois est broyé en plaquettes, déferraillé par overband magnétique et criblé, avant de partir en panneau de particules ou en combustible. Du métal repart en fonderie, où il se recycle sans perte de qualité. Du végétal est broyé puis composté.
Un chargement mélangé suit un tout autre parcours. Il est étalé sur une aire de tri, séparé mécaniquement par cribles, overbands et séparateurs, puis affiné manuellement sur une chaîne. Les fractions valorisables rejoignent alors les filières précédentes, tandis que le refus de tri, ce qui n’a pu être séparé, part en valorisation énergétique ou en installation de stockage. Chaque étape de cette chaîne a un coût d’exploitation.
C’est toute l’explication de l’écart de prix entre flux. Il ne s’agit pas d’une grille commerciale arbitraire mais du reflet direct du travail industriel nécessaire en aval. Un matériau qui arrive propre et exploitable coûte peu à traiter, parfois même il rapporte, comme le métal. Un mélange hétéroclite mobilise des machines et des opérateurs avant de produire quoi que ce soit d’utilisable.
Décider

C’est le tri le plus rentable de tous, parce que l’écart de tarif à la tonne entre inerte et tout-venant est le plus important. Dès qu’un chantier produit environ une tonne de gravats, soit un peu plus d’un demi-mètre cube, la benne inerte séparée fait baisser le total, même en payant un second transport.
Au-delà, l’écart se creuse très vite. Sur une rénovation qui dépose plusieurs tonnes de chape et de carrelage, l’économie devient substantielle. C’est la raison pour laquelle nous posons systématiquement la question du tonnage de gravats avant d’établir un devis.

Le bois se situe à un niveau intermédiaire. Sa filière est bien organisée et son traitement coûte sensiblement moins cher que celui d’un mélange, mais l’écart est moins spectaculaire que sur les inertes. Le seuil se situe autour de quelques mètres cubes de chutes.
En pratique, la règle utile est celle des deux tiers : si le bois représente plus des deux tiers du volume à évacuer, la benne dédiée est gagnante. En dessous, le temps passé à séparer sur le chantier coûte plus que le gain, et le tout-venant redevient rationnel.

Le métal est le seul flux qui possède une valeur de reprise. Même en petite quantité, il mérite d’être mis de côté plutôt que noyé dans un chargement mélangé où il sera certes récupéré par overband, mais sans bénéfice pour vous.
La distinction entre ferreux et non ferreux compte beaucoup. Le cuivre, le laiton et l’aluminium se valorisent très au-dessus de la ferraille ordinaire. Sur un chantier de plomberie ou de dépose d’installations techniques, quelques minutes de séparation peuvent représenter une somme significative.
Les filières
Le parcours industriel réel, et le débouché final de la matière.
| Flux | Traitement | Débouché final |
|---|---|---|
| Inertes | Déferraillage puis concassage et calibrage | Granulat recyclé pour remblai et sous-couche de voirie |
| Bois | Broyage, déferraillage magnétique, criblage | Panneau de particules ou combustible industriel |
| Déchets verts | Broyage puis fermentation contrôlée | Compost pour l’agriculture et le paysagisme |
| Métaux | Cisaillage, tri ferreux et non ferreux | Refonte en acier ou aluminium, sans perte de qualité |
| Cartons | Mise en balles et transport en papeterie | Nouveau papier et nouveau carton d’emballage |
| Tout-venant | Tri mécanique puis manuel sur chaîne | Fractions valorisées, refus en valorisation énergétique |
Sur demande, nous vous transmettons les éléments relatifs à vos chargements et aux tonnages acheminés. Ces informations sont utiles pour vos obligations de traçabilité ou pour un bilan de fin d’opération.
Déroulé
Un seul interlocuteur du devis à la facture.
Un doute entre 8 et 20 m³ ? Décrivez votre chantier au téléphone, nous calculons le volume avec vous et nous vous orientons vers la benne la plus économique.
Prix ferme annoncé avant la livraison : location, transport, traitement des déchets et durée incluse. Pas de ligne découverte à la facture.
Nous déposons la benne à l’emplacement convenu, sur terrain privé ou sur voirie après autorisation, avec calage et protection du sol si nécessaire.
Un appel suffit pour déclencher la reprise. Les déchets partent vers nos exutoires partenaires pour être triés puis valorisés.
Obligations
Le producteur d’un déchet en demeure responsable jusqu’à son élimination ou sa valorisation finale. Confier ses déchets à un prestataire ne transfère pas cette responsabilité : elle suppose de s’assurer que la destination est régulière. C’est vrai pour une entreprise comme, dans une moindre mesure, pour un particulier.
La réglementation impose aux producteurs de déchets professionnels de trier plusieurs flux à la source, notamment papier et carton, métal, plastique, verre, bois et fractions minérales. Au-delà de l’obligation, ce tri allège la facture. Encore faut-il que le dispositif soit tenable au quotidien : deux caissons bien placés valent mieux que cinq bacs que personne ne respecte.
Chaque chargement est pesé à l’entrée de l’exutoire, ce qui permet de restituer les tonnages par flux. Nous transmettons ces éléments sur demande. Ils servent à justifier la gestion des déchets d’un chantier auprès d’un maître d’ouvrage, à alimenter un reporting environnemental ou à préparer un audit.
Certains déchets ne relèvent jamais d’une benne, quelle qu’elle soit : amiante, déchets dangereux, déchets d’activités de soins, équipements électriques et électroniques. Ils disposent de filières propres, avec des bordereaux de suivi et des opérateurs habilités. Nous vous orientons vers la bonne solution lorsque le sujet se présente sur votre chantier.
Un dispositif de tri n’a de valeur que s’il est respecté tous les jours. Mieux vaut deux flux bien séparés qu’un schéma théorique à cinq contenants que personne ne suit après la première semaine.
Aller plus loin

La liste flux par flux, et ce qui provoque un déclassement ou un refus.
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Questions fréquentes
Pas dans leur grande majorité. Les inertes partent en concassage, le bois en broyage, le végétal en compostage, le métal en fonderie, le carton en papeterie. Seul le refus de tri d’un chargement mélangé, c’est-à-dire ce qui n’a pas pu être séparé, part en valorisation énergétique ou en installation de stockage.
Nous ne communiquons pas de pourcentage que nous ne pourrions pas prouver. Ce que nous pouvons faire, en revanche, c’est vous indiquer la filière de destination par flux et vous transmettre les tonnages acheminés. Un chiffre vérifiable vaut mieux qu’un argument marketing.
Pour les inertes, dès environ une tonne de gravats. Pour le bois, dès qu’il représente plus des deux tiers du volume. Pour le métal, toujours, puisqu’il a une valeur de reprise. En dessous de ces seuils, le temps de tri coûte plus que le gain et le tout-venant reste plus rationnel.
Sur demande, oui. Nous transmettons les éléments relatifs à vos chargements et aux tonnages, utiles pour vos obligations de traçabilité, un audit ou un bilan de fin de chantier. Précisez-le au moment du devis afin que nous préparions les documents.
Les obligations de tri à la source visent principalement les producteurs professionnels. Un particulier n’y est pas soumis de la même manière, mais il reste tenu de ne pas mettre de déchets dangereux en benne. Et économiquement, trier ses gravats reste intéressant dès que le tonnage dépasse une tonne.
Décrivez-nous les matières que vous allez produire : nous vous dirons ce qu’il vaut la peine de séparer, et ce qui ne le vaut pas.