
Benne déchets verts
Troncs, souches et branchages relèvent du flux végétal, pas du flux bois.
Voir la benne verte
Flux bois — Tours (37)
Palettes, panneaux, charpente déposée, coffrages, mobilier démonté : un flux mono-matière très bien valorisé, donc moins cher à traiter que le tout-venant.

Bois et palettes
Le bois est l’un des rares déchets de chantier dont la valorisation est simple, industrialisée et rentable. Séparé du reste, il coûte sensiblement moins cher à traiter qu’en mélange.
Une benne à bois accepte l’ensemble des bois non dangereux issus du bâtiment, de l’industrie et du logement : palettes perdues ou cassées, planches, chevrons, bastaings, coffrages, panneaux de particules et contreplaqué, lambris, parquets déposés, portes et fenêtres en bois, mobilier démonté, cageots et emballages. La filière distingue généralement le bois brut non traité des bois adjuvantés, c’est-à-dire collés, vernissés ou peints, mais les deux restent acceptés dans le flux, avec des débouchés différents.
Sur Tours et la métropole, les demandes viennent surtout des menuisiers, des charpentiers, des entreprises de rénovation et des commerces qui accumulent des palettes de livraison. C’est aussi un flux apprécié des particuliers qui déposent un parquet, démontent une véranda à ossature bois ou vident un atelier. La logique reste la même : si le bois représente l’essentiel du volume, une benne dédiée revient moins cher qu’un tout-venant.
Le seuil de bascule se situe assez bas. Dès que le bois dépasse environ les deux tiers du chargement, la benne mono-flux devient intéressante malgré l’effort de tri. En dessous, le temps passé à séparer les matières sur le chantier coûte plus cher que le gain sur le traitement, et le tout-venant reprend l’avantage. Nous faisons ce calcul avec vous, honnêtement, au moment du devis.
Cas d’usage

Un chantier de charpente, d’ossature ou de menuiserie produit des chutes en continu. Ces chutes sont propres, homogènes et parfaitement valorisables : c’est exactement le profil pour lequel une benne dédiée a été conçue. Posée au pied du chantier, elle évite l’accumulation dangereuse de déchets et les allers-retours en camionnette.
Pour les chantiers longs, la rotation programmée reste plus économique que l’immobilisation d’un grand caisson. Nous convenons d’un rythme de passage à l’avance, ajustable en cours de chantier selon l’avancement réel.

Les palettes perdues s’accumulent vite dès qu’une activité reçoit des livraisons régulières. Stockées en extérieur, elles occupent de la place, se dégradent et posent un vrai problème de sécurité incendie. Une benne dédiée permet de régler le sujet en une intervention plutôt que par à-coups.
Le point d’attention est le tassement. Des palettes chargées à plat, empilées proprement, occupent bien moins de place que des palettes jetées en vrac. Sur une benne de 20 m³, un chargement organisé peut contenir près du double d’un chargement désordonné.

Déposer un parquet flottant, démonter une véranda à ossature bois, vider un atelier accumulé pendant des années ou démanteler un abri de jardin : ces chantiers produisent un volume de bois important et homogène. Le flux dédié est alors la solution la plus économique.
La vigilance porte sur les intrus. Les vis, charnières et quincailleries ne posent pas de problème : elles sont retirées par déferraillage magnétique en plateforme. En revanche, les traverses de chemin de fer, les poteaux créosotés et les bois autoclavés de classe 4 relèvent d’une filière séparée : ils sont refusés dans le flux courant.
Déroulé
Un seul interlocuteur du devis à la facture.
Un doute entre 8 et 20 m³ ? Décrivez votre chantier au téléphone, nous calculons le volume avec vous et nous vous orientons vers la benne la plus économique.
Prix ferme annoncé avant la livraison : location, transport, traitement des déchets et durée incluse. Pas de ligne découverte à la facture.
Nous déposons la benne à l’emplacement convenu, sur terrain privé ou sur voirie après autorisation, avec calage et protection du sol si nécessaire.
Un appel suffit pour déclencher la reprise. Les déchets partent vers nos exutoires partenaires pour être triés puis valorisés.
Valorisation
Le chargement est d’abord broyé en plaquettes, puis déferraillé par overband magnétique pour retirer clous, vis et équerres. Un criblage sépare ensuite les calibres. Cette préparation conditionne le débouché : plus le bois entrant est propre, plus la plaquette obtenue est valorisable haut de gamme.
Le bois brut de bonne qualité alimente les usines de panneaux de particules, où il remplace du bois vierge. Le bois adjuvanté, peint ou traité, part plutôt en valorisation énergétique dans des chaufferies industrielles équipées de traitement des fumées. Dans les deux cas, la matière est utilisée et non enfouie.
Trois familles sont systématiquement refusées : les traverses de chemin de fer et poteaux créosotés, les bois autoclavés de classe 4 destinés au contact permanent avec le sol, et tout bois souillé par des hydrocarbures ou des produits chimiques. Ces déchets relèvent de filières dangereuses spécifiques. En cas de doute sur un bois ancien très sombre et odorant, signalez-le nous.
Le tarif de traitement du bois se situe entre celui des inertes et celui du tout-venant. L’écart avec le tout-venant devient significatif dès que le tonnage augmente : sur un chantier qui produit plusieurs tonnes de chutes, la benne dédiée est presque toujours la bonne décision économique.
Empiler les palettes à plat plutôt que de les jeter en travers permet couramment de doubler la quantité chargée dans le même caisson. C’est le meilleur rapport effort/économie de tous les flux.
Le tri
Un tronc, une souche ou une branche appartiennent au flux déchets verts, destiné au compostage. Une planche, un panneau ou une palette appartiennent au flux bois, destiné au broyage industriel. Les deux ne se mélangent pas : consultez la page déchets verts si votre chantier concerne le jardin.
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Questions fréquentes
Oui, dans des proportions normales. Le bois adjuvanté, c’est-à-dire peint, verni, collé ou plaqué, est accepté dans le flux et part en valorisation énergétique plutôt qu’en panneau. Seuls les bois traités en profondeur, comme les traverses créosotées ou les poteaux autoclavés classe 4, sont exclus.
Non, ce n’est pas nécessaire. Le broyage est suivi d’un déferraillage magnétique qui extrait la quincaillerie automatiquement. En revanche, retirez les éléments non métalliques et non bois : joints en mousse, vitrages, poignées plastiques volumineuses ou bâches agrafées.
Oui, sur le poste traitement, et l’écart grandit avec le tonnage. Le calcul à faire est simple : si le bois représente plus des deux tiers du volume, la benne dédiée est gagnante. En dessous, le temps de tri sur chantier annule le gain et le tout-venant redevient plus rationnel.
Les palettes consignées de type Europe ont une valeur de reprise chez votre fournisseur et n’ont pas vocation à finir en benne. Nous évacuons les palettes perdues, cassées ou hors format, qui n’ont plus de circuit de retour. Vérifiez ce point avant de charger : il y a parfois de l’argent à récupérer.
Cela dépend surtout du volume de chutes stockées. Pour un atelier de taille artisanale vidé intégralement, une benne de 20 m³ constitue un bon point de départ, avec une rotation possible si l’accumulation est ancienne. Décrivez-nous la surface et la hauteur de stockage, nous affinons l’estimation.
Dites-nous ce que vous évacuez : nous vous disons si la benne dédiée est plus économique que le tout-venant dans votre cas précis.